On pourrait discuter à l’infini de ce que pourrait être l’éducation initiale du chien de compagnie, notamment si l’on veut aborder cette question avec des prétentions comportementalistes, mais est-ce, ici en tout cas, réellement nécessaire  ?

éducation canine

Il est en effet beaucoup plus réaliste de s’en tenir ici à ce que les propriétaires entendent par « chien bien élevé » : un chien bien élevé marche dans la rue sans tirer sur sa laisse, et il s’arrête donc quand son conducteur (la personne qui tient la laisse) s’arrête. On peut souhaiter qu’il s’asseye, ou se couche, mais ce n’est pas toujours nécessaire. Ce chien ne saute pas sur les personnes que l’on croise et que l’on salue, il n’agresse pas les autres chiens. Un chien bien élevé est capable d’attendre paisiblement son maître, au moins quelques instants, à l’entrée du magasin où celui-ci règle une course.

Un chien bien élevé peut être détaché dans tout espace protégé des voitures : on est sûr que rappelé, il reviendra sans difficulté. En liberté, il se montrera capable de jouer poliment et sans excès avec les autres chiens bien élevés qui se trouveront détachés avec lui.

À la maison, le chien bien élevé supporte des moments plus ou moins longs de solitude, sans en souffrir et sans commettre de dégradations. D’une façon générale, maître présent ou non, de dégradations, il n’en commet jamais d’aucune sorte, il respecte les lieux, comme les consignes de propreté.

Il ne dérange pas les voisins par des aboiements intempestifs. Il a envers les membres de la famille, comme envers les visiteurs, un comportement agréable, sans jamais rien d’excessif.

Naturellement, il n’est jamais agressif, et ne donne jamais à craindre l’effet de ses mâchoires à quiconque, homme ou chien.

Le chien bien élevé ne cherche pas à se servir lui-même, que ce soit sur la table de la salle à manger ou dans le frigidaire : il ne « vole » pas la nourriture.

Le chien bien élevé fait preuve d’un comportement civilisé, tant chez le vétérinaire que chez le toiletteur : pas de mouvement de peur panique, pas de tentative d’agression, y compris envers ces professionnels, qu’il a pourtant parfaitement le droit de ne pas apprécier outre mesure.

Enfin, cerise sur le gâteau, le chien bien élevé connaît quelques jeux, qui lui permettent de s’amuser ou d’amuser ses maîtres : par exemple, il sait ramener la balle qu’on lui lance, ou chercher ses jouets, ou n’importe quoi de ce genre.

Et puis quoi d’autre ? En réalité, rien de plus, si l’on y songe, ou le plus souvent peu de choses !

(Extrait du parcours de formation Éducateur Canin Comportementaliste – AUDRECO)

Lire aussi :

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< Le « principe hiérarchique » est-il si important dans la relation avec un animal

Voir aussi :
Le Manuel de l’Éducateur Canin >
Notre eBook « Éthologie du Loup, Éthologie du Chien » >
Notre parcours de formation « Éducateur Canin Comportementaliste » >

 

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